samedi 28 novembre 2009

(Pas) la fille de sa mère...



Dans le camp de la création et des fameux "ouvrages de dames" je ne suis certainement pas ni la fille de ma mère, ni la petite-fille de Grand-Mère, ni la nièce de ma tante qui ont ou avaient toutes des dons particuliers.
Je dors en ce moment dans des draps qui portent une magnifique dentelle au crochet éxécutée par ma Grand-Mère maternelle, dans l'atelier il y a une serviette du trousseau de mon arrière Grand-Mère paternelle (dont une lourde commode sans aucune valeur marchande est juste là à côté de l'ordi) et je tombe quotidiennement sur "des petits points de Maman" : la robe qu'elle a ajustée à ma taille, un gilet tricotée, une jolie broderie, des habits de mes enfants que je garde précieusement...

Au début, la réaction de maman face à mes miniatures oscillait toujours entre l'incrédulité "C'est toi qui a fait çaaaaaaaaaaa?" et l'émotion quand je répondais par l'affirmative... et ça me touchait énormément.
Précisons que j'ai toujours admiré les belles réalisations et ces tendres traces du passé et que je sais les juger à sa juste valeur, l'ayant appris des femmes qui m'entouraient faute d'avoir moi-même le goût ou le don pour l'éxécution de ces ouvrages.


Mon enfance a plutôt été peuplé de gommes, de crayons, de livres et de cette odeur du papier si particulière qu'on ne retrouve presque plus. Mon magasin préféré était la modeste papeterie du coin où j'achetais avec ravissement(!) mes fournitures scolaires mais aussi tout et n'importe quoi : un cahier supplémentaire parce qu'il était "joli", des images que je glissais partout et même des timbres usagés dont le graphisme me plaisait... Toutes mes économies y passaient.
Je n'aimais pas les poupées et de ce fait j'en ai eu peu : tout le monde savait qu'un livre me plairait davantage. Ou bien un stylo-plume... Ou du papier à lettres...
Et j'ai eu la chance de rencontrer mes futurs beaux-parents quand ils avaient encore leur "Maison de la Presse", pour moi l'annexe du Paradis!





Tout ça pour vous dire que je ne pourrais jamais affirmer que mon goût pour la miniature a commencé très tôt. A part une période pâte à modeler et, plus tard, l'apprentissage poussif des points de broderie, mes dons manuels ont toujours été très limités. Admirer des boutons et les tissus, être envoutée par les magasins de mercerie à l'ancienne de la "Baixa" de Lisbonne, oui certes, mas pas au-delà...


J'ai commencé à écrire ce post parce que je voulais montrer ici le couvre-lit que j'ai demandé à Maman en 2004 inspiré de celui remarqué dans l'excellent livre de Pascale Garnier "Miniatures, Scènes de la vie".
Le résultat a dépassé mes espérances et j'ai aussi reçu en cadeau une parure de lit réalisée à partir de lin ancien. Cet ensemble appartient depuis à la chambre de ma Maison Rustique.
Merci Maman!

5 commentaires:

Léa a dit…

Joli hommage à ta maman, et on peut dire que cette couverture est très belle...=)
Quelle belle découverte aussi ton blog .. sobre et élégant, et... enfin tes créations mises en valeur (quoi que tu en dises, tu te débrouilles plutôt (très) bien ;)^^)

Merci pour tes encouragements, ta visite chez moi, ça me fait plaisir, et bien contente que tu te (re)fasses un petit "Chez Toi" où il sera sûrement très agréable d'y venir flâner de temps à autres...
Bises
Léa

Tiny Delights a dit…

Muito, muito giro MP. A tua mãe merece mesmo a homenagem.

Bjs
Ana

marie christine a dit…

Votre maman est une fée ! J'admire !
Ai-je écrit que j'admire aussi vos réalisations, les pains et les fromages entre autres sont fabuleux !

Belém a dit…

Como é possível ter feito quadradinhos tão pequeninos. Tem mesmo mãos de fada como diz a Marie Christine. Parabens!!!!

Rosamargarita a dit…

Esta manta (colcha) es un encanto, como todas tus creaciones!
Un abrazo