Je vous montre ici mes deux pièces favorites. Pourquoi celles-ci? Parce que ce sont les plus compliquées (remarquez l'entourage des panneaux, accoudoirs, etc), les plus longues à réaliser et parce que l'une d'entre elles est la copie d'une chaise-longue que je possède dans la vraie vie et qui est en bien mauvais état.
Remarque pas "politiquement correcte" : je connais à peu près tout ce qui se fait en imitation rotin/osier en miniature. Des pièces parfaites, incroyables et presque (trop) monumentales de l'américaine Carolyne Lockwood aux fauteuils pas bien droits mais touchants qui pollulent sur les blogs. J'aimerais me placer au milieu de cette échelle de valeurs personnelle... Pas de chef d'oeuvre, de toute façon hors de portée de mon savoir et... de la bourse du commun des mortels, pas de monstruosité de travers, mais quelque chose d'agréable à l'oeil, respectueuse de l'échelle, qui ne sorte pas des ateliers chinois et qui puisse tenir dans la durée. Y-a-t'il un marché pour ce type de miniature? Je ne sais pas!!! Le bon milieu de gamme se vend mal. C'est l'avis de beaucoup d'artisans qui se retrouvent face à deux hypothèses : soit brader leur travail de création pour faire du chiffre et se rembourser en créant des dizaines de petites pièces pas chères, soit augmenter leurs prix de façon parfois exagérée, adopter souvent (pas toujours!!!) un air blasé et supérieur visant à convaincre les acheteurs de la rareté de leur produit. Je connais les deux comportements mais j'aimerais adopter une troisième voie (qui existe déjà, très heureusement!) : la création de pièces uniques à prix honnête pour le collectionneur comme pour le vendeur! Fin de la parenthèse!
Sur l'un des modèles le repose-pieds est amovible et la chaise longue peut ainsi se transformer en fauteuil...
Demain ou après-demain, pas de blabla mais d'autres pièces qui seront exposées à Lisbonne.





